Un cousin intriguant - Geraldine King

Mon blogue

Un cousin intriguant

Un cousin intriguant - Geraldine King

Je n’ai pas très bien compris les raisons de la venue de mon cousin dans mon coin. Il s’empêtrait dans des explications qui n’avaient aucun sens. D’habitude, il est tout à fait cohérent. Il n’en était rien, cette fois, et j’étais étonnée de cette réaction. Comme il s’attardait chez moi, je n’ai pas voulu le presser, mais j’avais un rendez-vous avec des amis. Ils devaient m’emmener dans un restaurant pour fêter mon anniversaire. Je n’avais pas organisé une soirée, car j’avais quelques problèmes à régler, et je n’avais pas assez le moral pour passer un moment avec mes amis. Je venais d’apprendre une nouvelle particulièrement difficile, et je n’arrivais pas à penser à autre chose. Mes amis avaient donc insisté pour que je sorte, et ils avaient prétexté que c’était leur cadeau. Je ne pouvais donc pas refuser, selon eux, sous peine d’être éjectée de leur cercle d’amis à jamais.

Bien entendu, c’était une plaisanterie, mais ils m’avaient si bien présenté cette idée de sortie que je n’avais pas pu refuser. Alors que je devais encore me préparer, mon cousin restait et je l’ai informé de mon programme. Il me demanda s’il pouvait attendre chez moi pendant que je prenais ma douche et que je m’habillais. Comme je n’étais aucunement dérangée par sa présence, j’ai accepté. Il m’a précisé que je pouvais prendre tout mon temps, car il voulait lire un magazine sur les chevaux, qu’il venait de voir sur la table de mon salon. Décidément, il était très bizarre. En effet, il n’a jamais aimé les équidés et ce soudain intérêt éveilla ma curiosité.

Je n’y ai pas pensé longtemps, car j’avais peu de temps pour être présentable, et je voulais, tout de même, être habillée, coiffée et maquillée du mieux que je le pouvais. C’était ma priorité. Comme souvent, quand je me contemple dans un miroir, je suis toujours aussi contente de ma suppression de tatouage. Je n’aurais jamais dû faire cette œuvre d’art sur mon épaule. Ma mère m’avait pourtant prévenue. Après avoir mis un parfum aux notes chaudes et sucrées, m’être vêtue d’une robe en cachemire et coton argentée, chaussée de talons compensés en nubuck de la même teinte, j’étais prête pour ma sortie. À un moment, il m’a semblé entendre des voix dans mon salon. Mon cousin regardait, peut-être, la télévision. Comme bijoux, je ne pouvais que mettre mon sautoir de perles noires et mes boucles d’oreilles assorties. J’ai poussé la porte de ma chambre, et j’ai vu que tous me amis étaient réunis dans le salon.